Il y a quelques mois, Google a déjà lancé un avertissement pour les sites internet qui font pousser des pubs sans aucune modération. L’explosion des plugins du genre AdBlock et uBlock nuit à la navigation. L’impact sur l’expérience utilisateur est trop flagrant. C’est pour cette raison que Google, le maître des lieux, a pensé à une véritable mission de nettoyage du web. Au programme : l’intégration d’un filtre au navigateur Google Chrome dès début 2018. Le bloqueur de publicité intrusive intégré au navigateur de Google Chrome est opérationnel depuis 15 janvier 2018, et cela, sans que l’utilisateur ne procède au changement de la version utilisée.

Les mauvaises publicités à bannir selon Google

Chose promise, chose due ! Google Chrome lance la chasse aux publicités indésirables qui perturbent la navigation de ses fidèles utilisateurs. En effet, ces pubs sont jugées un peu trop intrusives. Comme toujours, Google a établi ses règles et révèle une longue liste de publicités considérées comme «  non conformes ». Les 4 types de publicités ciblées sont les pop-ups, les vidéos en lecture automatique avec son, les interstitiels plein écran ainsi que les publicités avec compte à rebours.

La Coalition pour des meilleures annonces (Coalition for Better Ads), groupement international des acteurs de la publicité en ligne auquel Google a adhéré cette année, a mis au point une longue liste après quelques études.

Pour les sites navigables sur les ordinateurs, il y a tout d’abord les annonces pop-ups, qui bloquent souvent le contenu principal de la page. Leur principal inconvénient pour l’expérience utilisateur est qu’ils apparaissent bien avant la fin du chargement complet du vrai contenu de la page. De plus, leur taille peut parfois cacher tout l’écran. Les annonces vidéo en lecture automatique nuisent également à la qualité de navigation, car le son est diffusé sans que l’utilisateur ne le souhaite. L’internaute est obligé de fermer la fenêtre pour arrêter le son… Dans le même bac, les annonces Prestitial avec compte à rebours. Elles apparaissent également avant la fin du chargement du contenu de la page. Les internautes sont parfois obligés de patienter avant de pouvoir les éliminer ou pour que leurs fenêtres se ferment automatiquement. Les publicités qui restent collées en bas de page en envahissant l’écran quelle que soit la page visitée par l’internaute, c’est également très gênant. En plus de cacher une partie de l’écran, les Sticky pub ne peuvent pas être éliminés.

Et pour les mobiles ?

Pour les mobilenautes, l’expérience pourrait être impactée par les pubs flash animées. La plupart de ces annonces animées sont pleines de couleurs. Cela peut distraire les yeux de l’utilisateur alors que ce dernier voudrait bien se concentrer sur la page qu’il a ouverte. Les annonces déroulantes en plein écran ainsi que les annonces qui occupent plus de 30% de la hauteur verticale de l’écran sont également de véritables sources d’ennui pour ceux qui ont l’habitude de se connecter sur leurs Smartphones.

Un nouveau test pour les éditeurs pour obtenir l’approbation du géant du Web

Comme toujours, Google a tout prévu. Un service dédié à l’analyse des sites des éditeurs est déjà fonctionnel. Il s’agit d’un programme nommé « rapport relatif à l’expérience publicitaire », qui est intégré à Web Tools de Google Search Console. Grâce à ce dispositif, il suffit aux éditeurs d’y soumettre leurs sites afin de voir ce qui ne va pas dans leurs types de publicités. En effet, ce programme consiste à une classification des expériences publicitaires jugées comme intrusives. L’analyse des sites est effectuée selon deux zones de diffusion principales dont les États-Unis et le Canada (zone A) et les pays de l’Europe (zone B) et suivant quelques critères appelés « Better Ads Standards ».

Reconnaître un site avec des publicités intrusives

Cinq cas de figure peuvent être constatés après examen. Le site est dit « conforme », lorsque Google n’a détecté aucune forme de publicité indésirable. Le site reçoit un « avertissement », si l’analyse révèle un certain nombre d’expériences publicitaires agaçantes, ne  respectant pas les normes Better Ads Standards. Dans ce cas, l’éditeur sera amené à arranger les choses avant de soumettre de nouveau son site au test. Un site échoue à l’examen lorsque le nombre de publicités jugées trop intrusives par Google Chrome est élevé. L’éditeur doit alors procéder à des améliorations afin de réussir au prochain test. Pour les sites dont l’analyse est encore en cours, il sera affiché « Examen en attente ». Pour les sites qui n’ont pas encore été analysés, l’état attribué sera tout simplement : « Non examiné ».

La punition pour ne pas avoir respecté les règles ? Ce sont 30 jours durant lesquels toutes les publicités sur toutes les pages du site pénalisé sont bloquées. Ce qui signifie qu’aucun visiteur ne verra les publicités. Elles seront supprimées par Google. Limiter les annonces que les internautes ne peuvent pas ignorer, améliorer l’expérience utilisateur, tels sont les principaux objectifs de ce nouveau projet signé Google. La suite est attendue par tous…